Sophie Gaucher

Rue des Promenades selon Sophie Gaucher

Dessins de Sophie Gaucher sur ledessincontemporain.com

« Sophie Gaucher trace et accumule des objets qu’elle quitte en les branchant les uns sur les autres. Souvent un membre ébauche avant d’être achevé le départ d’un autre. Et intimement on ressent comme une évidence cette possibilité chimérique de la pousse d’un pied au sommet du crâne, d’un siamois dans son dos…
Dans l’espace atterré, ses formes résistent doublement : d’une part elles ont résisté aux mécanismes d’accumulation qui les ont créées et agrégées – et qui peuvent sans cesse les détruire –, d’autre part, elles résistent à l’absence de cadre, au vide immense qui les entoure. Elles sont toutes à égalité devant ces puissances du vide, qu’elles s’étendent sur des murs entiers ou qu’elles soient quasiment inaperçues de la taille d’un pouce.
Son travail dit aussi ou révèle quelques unes des puissances de l’attente et du vide : ses formes sont postées sur les passages invisibles du temps ou de certaines tensions fantastiques. A ce titre, elles sont empreintes des signes de ces puissances, qu’elles convoquent ou conjurent. Il est question dans son travail de durée, d’étendue, de latence de la forme.
Il y a de l’aventure à vivre dans l’infime ou l’inaperçu. Sophie Gaucher le rappelle à la manière d’un enfant qui aurait conquis l’attention des adultes oublieux des secrets des premières années, ce monde étonnant qui peut être rappelé en un instant par un dessin, et où on se préoccupe de l’avenir des poussières ou de l’assemblage d’un détail de construction. Que ses regards se posent sur le détail insignifiant de notre quotidien, il en ressort indifféremment, et avec une apparente candeur, une orgie ou une scène de chasse, un mutant ou un bonhomme esseulé… »
Stéphane Lami-Rousseau et Jean Lamort

Sophie Gaucher est née en 1984 à Poitiers. Fortement encrés dans l’organique, ses dessins semblent s’engendrer d’eux même, en d’infinies modulations constituant un bestiaire fantastique et drôle. À côté de ses expériences d’édition, Sophie Gaucher confronte ses graphismes tortueux à l’espace à l’occasion d’interventions in situ. Elle explore depuis peu la céramique.

En 2008, elle est lauréate de la Biennale de la Jeune Création à Houilles et développe début 2009 un travail de résidence en collaboration avec la ville de Houilles.

Après avoir exposé pour la première fois le travail de Sophie Gaucher au Salon du Dessin contemporain en 2008, la galerie Artegalore présente sa première exposition personnelle en mai 2009, composée d’un grand nombre de dessins mais aussi de peintures à l’huile sur toile et sur papier ainsi que des céramiques.
En 2010, elle reçoit le prix Agnès B pour la jeune création.
Début décembre 2010, elle sort un livre sur son expérience New-Yorkaise aux éditions Nuit Myrtide.

Le blog de Sophie Gaucher

Bibliographie :
Mon Fournissoir, autoédition, 2005
Assaut rebelle, Nuit Myrtide éditions 2007
Languistique, avec les enfants de La Source, éditions Nuit Myrtide, 2008
Trois ptits tours et pis s’en vont, Strane Dizione, 2010
Le Grand Gribouilleur de Cru, texte Fred Griot, Publie Net, 2010
House of Tiny Egos, Nuit Myrtide éditions 2010




















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