Des histoires pour cent ans

Un extrait de Des histoires pour 100 ans
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Grégory Nicolas

format 13,5 cm X 19 cm, 288 pages

6.00 euros

Elle était d’une beauté. La plus belle du village. On parlait d’elle jusqu’à Brest. Ses longues jambes, ses fesses rondes, son port de tête digne d’une danseuse parisienne, ses seins lourds et doux. Des seins de femme. Et toujours le chic pour s’habiller juste. Elle en a fait tourner des têtes. Et pas que des ouvriers agricoles ou des matelots, mais des capitaines et des patrons, même un rentier qui a menacé de se suicider si elle continuait à se refuser à lui. Elle n’allait quand même pas le laisser se pendre. On peut avoir un corps de diablesse et un cœur d’ange.
« Non, ce n’est pas vrai, ma chérie, non, ma chérie, j’avais un corps de diablesse et le cœur qui allait avec », qu’elle dit. « À la Libération, les comme moi on les tondait et on les battait, ma chérie », qu’elle dit.

Sous l’Occupation, ils suivent un chemin semé d’embûches. Pierre, à peine sorti de l’enfance, traverse la Bretagne à vélo. Perrine paie le prix fort parce qu’elle est trop belle. Marthe et Marcel s’enfuient à pied sous les bombes avec un bébé.
Deux générations plus tard, dans un pays en crise, Matthieu, Ève et Marc sont à leur tour confrontés à des situations qui les dépassent. Il leur faudra se montrer à la hauteur de leurs grands-parents héroïques.
Avec le ton décalé et la grande douceur qui lui sont propres, Grégory Nicolas nous raconte les histoires transmises de génération en génération, celles qu’on subit, celles qui nous libèrent. Des histoires pour cent ans est un roman sur les héros ordinaires et les liens familiaux.




















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« La mort de la littérature : plutôt crever, oui. » Nicolas Bernal